Syndicat des Vignerons du Vézelien

¤  Autour du Vin de Vézelay   ¤

Confrérie des Quatre Coteaux

Les confréries ont des origines moyenâgeuses. Elles ont trouvé, pour certaines, dans les vieux vignobles, une place importante après la seconde guerre mondiale, avec une notion d’entraide.

En 2001, « la Confrérie des Quatre Coteaux du Vézelien » est créée sous l’impulsion de son Président actuel, Alain Moiron, après la renaissance du vignoble vézelien. Son siège est établi à la mairie de Vézelay. Elle est sans doute la benjamine de toutes ses voisines. Instaurée sous la forme d’association loi 1901, elle a pour objet de participer et collaborer à toutes les manifestations liées à la vigne et au vin, et plus particulièrement à la Saint Vincent et les fêtes de vignerons en vue de la promotion du vignoble du vézelien.

Lors de sa mise en place s’est dégagée la volonté de rappeler que Vézelay reste un haut lieu religieux et qu’il est le départ d’un chemin menant à Saint Jacques de Compostelle. De nombreux artistes essayent de le mettre en valeur.

Ainsi, d’une façon symbolique, l’habit d’apparat des membres de la Confrérie est de couleur lie de vin avec parements dorés, et fait penser à une robe ecclésiastique. Son taste-vin représente une coquille Saint Jacques réalisée avec beaucoup de talent en grès émaillé par l’artiste local Albert Breton. De même la statue polychrome en grès de Saint Vincent, emblème de la confrérie a été réalisée par le même artiste, en 2002.

Confrérie des 4 coteaux

Les cabanes de vignerons d'Asquins

Au début du dix neuvième siècle, le village comptait neuf cents habitants qui, pour pouvoir subsister, parfois misérablement, durent aller défricher les collines afin de pouvoir gagner un peu plus de terre, un peu plus de culture vivrière. Equipés d'une pioche et d'une hotte, les hommes de ce siècle ont arraché aux collines toutes les laves qui rendaient la terre, leur terre, impropre à la plantation de vignes. Ces pierres, ils les ont transportées hottée après hottée, jour après jour, prolongeant les meurgers commencés bien avant eux, bâtissant des murs de soutènement afin de créer des terrasses, élevant des murets de clos ou d'enclos qui, la nuit, restitueront à la vigne la chaleur accumulée pendant la journée. Soucieux de se protéger des intempéries, ils construisirent des cabanes avec les pierres arrachées à la terre.

Photo Cabane 01

Les plus anciennes, celles dont il reste encore des traces aujourd'hui, furent construites pendant la première moitié du dix neuvième siècle; elles étaient de petites dimensions, de forme circulaire, et deux personnes pouvaient y prendre leurs repas et un peu de repos. Elles étaient couvertes de laves en encorbellement par coupole et une dalle faîtière, véritable clef de voûte à l'envers couronnait l'ensemble. Cette dalle pouvait être déplacée de l'intérieur permettant à la fumée d'un feu de sarments de s'échapper à l'extérieur. Elles étaient construites soit isolées en tête d'une parcelle, soit adossées ou intégrées à un meurger.

Photo Cabane 02

Vers la moitié du dix neuvième siècle, elles prirent d'autres formes, le plan intérieur devint carré ou rectangulaire, elles furent un peu plus vaste et un confort, tout relatif apparut. Mieux aménagées, des niches furent disposées dans les murs, une, deux plus rarement, ayant pratiquement toutes la même hauteur, trente cinq centimètres, juste la taille de la bouteille bourguignonne !

Photo Cabane 03

Dans quelques unes, des cheminées d'angle furent installées, le conduit d'évacuation de la fumée était aménagé dans l'épaisseur du mur.

Photo Cabane 04

De nombreux points communs sont à remarquer entre ces deux types de cabanes : les voûtes à encorbellement, les ouvertures qui sont de dimensions pratiquement constantes et ne possèdent pas de portes, le matériau constituant le linteau (point faible de la construction) fait de bois de chêne ou de châtaignier, ou, d'une lave suffisamment solide pour résister à la charge de la voûte. Autre lien de parenté, l'épaisseur des murs, 0.50 m, la coudée, mesure encore utilisée à cette époque. Les dernières cabanes construites, le furent à la fin du dix neuvième siècle et au début du vingtième, ce sont les grangettes et elles sont complètement différentes de leurs aînées. Si leurs murs sont toujours en pierre, un ajout de mortier ou de terre marneuse vient en renforcer la solidité.

Photo Cabane 05

Les grangettes

Encore plus vastes, de forme rectangulaire, elles disposent d'un mobilier plus important, des étagères, des fenêtres vitrées, une vaste cheminée et sont closes par une porte fermant à clef. Certaines comportent un grenier accessible de l'intérieur au moyen d'une trappe. La toiture est à deux pentes et couverte de petites tuiles bourguignonnes remplacées ensuite par des tuiles mécaniques .Elles sont toujours isolées, permettent de se tenir debout et leurs dimensions plus importantes autorisent l'entreposage d'un matériel de plus en plus important. A Asquins, l'association " Cabanes, meurgers et murets en Vézelien " a recensé 130 cabanes sur le territoire de la commune. Abritées par un couvert végétal qui, peu à peu a remplacé les vignes et les cerisiers qui autrefois couvraient les " coûtas " (collines), elles sont maintenant cartographiées par GPS (ground positioning System), système de positionnement géographique utilisant un récepteur de signaux émis par des satellites en orbite terrestre. Chaque cabane a été photographiée, ses caractéristiques ont été notées sur une fiche et tout devrait se retrouver bientôt sur un DVD. Dans l'immédiat, il est urgent de mobiliser toutes les forces vives disponibles afin d'éviter qu'elles ne tombent définitivement dans l'oubli.
Guy Gourlet

Mise à jour: 02/10/08 Club Informatique Asquinois